Avant-propos

« L’économie circulaire : un moteur sur lequel repose la croissance de notre Groupe »

Respect de l'environnement, intérêt pour l'économie des ressources naturelles, optimisation des cycles économiques…. Cette année, nous avons eu la chance de rencontrer l'ancien Commissaire européen à l'environnement, Janez Potočnik, à l’occasion de notre exposition sur l’upcycling Resource4*. Et comme lui, nous sommes totalement convaincus par l'intérêt de promouvoir une économie qui soit plus circulaire et collaborative. Tous les échanges que nous avons eu avec cette personnalité marquante du circulaire, à l’occasion de l’inauguration de notre exposition, ont été riches d'enseignements. Tant pour SUEZ que pour les collaborateurs qui donnent chaque jour le meilleur d'eux-mêmes que ce soit dans le traitement de l'eau, dans la collecte et le traitement des déchets ou encore dans les missions de consultance pour les milliers de clients que notre groupe compte en Belgique.

L'économie circulaire est une opportunité pour SUEZ et ses clients 

Pour SUEZ, l'économie circulaire n'est pas qu'un concept. Et encore moins un effet de mode. Depuis que la Commission européenne a mis en place ce que l'on appelle désormais le « paquet économie circulaire pour l'économie de la ressource »  à l'horizon 2030, le circulaire représente pour nous une véritable opportunité, un moteur sur lequel nous avons décidé de faire reposer la croissance de notre groupe. SUEZ occupe une place privilégiée pour la mise en place de cette logique : nous avons les connaissances et la technologie disponibles pour transformer la majorité des déchets en matières premières secondaires (déchets d'emballage, déchets de plastique, D3E, déchets de construction, déchets organiques, déchets dangereux...) et ce dans beaucoup de  pays. Fort de cette approche à 360 °c, SUEZ veille à tout mettre en œuvre pour avancer avec ses partenaires aussi vite que possible dans cette direction, et particulièrement en Belgique. Nous parlons ici des politiques des trois régions, mais aussi de tous les acteurs privés et publics liés à l'économie des ressources naturelles. 

Aller toujours plus loin dans le recyclage

Comme Janez Potočnik, nous pensons chez SUEZ en Belgique que la volonté peut déplacer les montagnes. De manière concrète, nous estimons aujourd'hui que le circulaire doit encore évoluer. Aujourd'hui, des fractions intéressantes sont extraites et détournées du destin qui leur était réservé jusqu'ici avec par exemple la valorisation énergétique ou l’élimination. Nous pensons qu'il est possible d'aller plus loin en identifiant de manière encore plus précise les différentes matières et en travaillant sur des flux plus homogènes, et donc plus facilement recyclables. Il convient aussi de s'entendre sur les ambitions des producteurs et des utilisateurs en matière d'incorporation de matières d'origine recyclée dans les produits mis sur le marché : veulent-ils viser une réutilisation frisant la perfection avec des produits contenant par exemple 99,9% de produits recyclés ou peuvent-ils se contenter d’un pourcentage inférieur ?

SUEZ, de plus en plus présent dans les murs de ses clients

Les deux dernières années ont également été marquées par une présence importante de SUEZ chez ses clients industriels. Et cela est loin d'être anecdotique : travailler au quotidien aux côtés de nos clients nous permet en effet de mieux les comprendre et de répondre de manière encore plus adaptée à leurs besoins. Cette proximité nous semble intimement liée à la progression de la pratique de l'outsourcing, une solution win-win dans laquelle SUEZ veut pouvoir déterminer avec le client la manière la plus durable de fonctionner à ses côtés. Ces belles histoires, ce sont celles que nous avons pu vivre aux côtés de clients comme Vynova, comme la SONACA, DAF, mais aussi Brussels Airport ou Total. En agissant avec eux sur différents flux, en nous comportant avec eux comme des partenaires et non comme des intermédiaires, en écoutant leurs besoins, mais aussi en développant des solutions spécifiques pour lutter contre le gaspillage de matières premières, en optimisant  le matériel, le transport et la logistique, nous pensons faire œuvre utile pour l'avancée d'une économie qui soit plus circulaire, durable et collaborative. 

Un espoir : la TVA à 0%  pour les produits recyclés

Bien sûr, le chantier n'est pas terminé. Pour que les filières soient rentables, il convient d'envoyer les bons signaux au grand public et à œuvrer avec les décideurs politiques pour promouvoir la mise en place de dispositifs salutaires. Telle l'application d'un taux de TVA à 0% pour les produits issus du recyclage. Ou en poursuivant les efforts déployés pour optimiser l’efficacité de nos process de tri et de recyclage, qu'il s'agisse de déchets dangereux ou non-dangereux, de plastiques ou encore de métaux.... A l'image de ce que nous avons pu réaliser avec l'usine ultra-moderne de recyclage de verre High5 à Anvers, une joint-venture avec notre partenaire Sibelco. 
Pour conclure,  je dirais que beaucoup chez SUEZ en Belgique repose désormais sur l'innovation, et sur ce réflexe salutaire de vouloir toujours dépasser le scénario du « business as usual ». Il y va de la responsabilité sociale et environnementale de notre entreprise.

Philippe Tychon
General Manager, SUEZ Recycling and recovery Belgium

*http://www.resource4.be

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