Partenariat avec BeeOdiversity

Des ruches pour sauver les fruits et les légumes

Le professeur Kim Nguyen n’est pas un universitaire dans sa tour d’ivoire. Il met plutôt le nez dans les ruches pour ralentir la mortalité croissante des abeilles. Avec sa société Beeodiversity, cette autorité internationale dans son domaine installe des ruches sur les sites de SUEZ. Des ruches nécessaires pour préserver la pollinisation d’un grand nombre de plantes, dont de nombreuses variétés de légumes et de fruits. SUEZ illustre ainsi sa politique durable et socialement responsable.

« Les abeilles sont nécessaires à la fécondation de 40 % des fruits et des légumes. » Dr Bach Kim Nguyen

Le problème de la réduction des populations d’abeilles prend petit à petit des proportions dramatiques. « Un taux de mortalité de 10 % dans les ruches est normal, ce chiffre a cependant commencé à augmenter de manière importante dans les années 1990 pour atteindre aujourd’hui 30 % en Belgique. Et l’augmentation se poursuit. La pollinisation par les abeilles est cependant essentielle pour de nombreuses espèces végétales. La réduction du nombre d’abeilles entraîne une baisse de la culture de certaines espèces de fruits et de légumes et un déclin de la biodiversité. « Les abeilles assurent la fécondation de 40 % des fruits et des légumes », explique le docteur Bach Kim Nguyen, professeur à l’Université de Liège et cofondateur de Beeodiversity.  Il s’agit là de fruits tels que les poires, les pommes, les cerises et les prunes et de légumes tels que les concombres, les courgettes et les citrouilles.

Les pesticides ne sont plus les seuls coupables
Le professeur Kim Nguyen attribue la mortalité des abeilles à trois causes. « Les abeilles meurent de la pollution croissante, notamment via les pesticides, les maladies qui apparaissent et le manque de biodiversité. Le problème va donc bien plus loin que les pesticides, dont il est souvent question », explique le professeur. Sur les 55 000 espèces d’abeilles vivant en Belgique, 7 % ont déjà disparu. Ce chiffre pourrait atteindre 50 % d’ici 2050, un véritable désastre pour la biodiversité.
 « Des études ont démontré qu’il manque déjà 13,4 millions de colonies d’abeilles pour assurer le bon fonctionnement de notre agriculture. Si les abeilles disparaissent, cela signifie une perte de 153 milliards de dollars (= la valeur des cultures qui reposent sur la pollinisation par les abeilles) par an. La forte mortalité des abeilles est également dommageable pour notre bien-être et notre santé. »

Installation et études de ruches
Avec Beeodiversity, Kim Nguyen et ses partisans souhaitent mettre fin au cercle vicieux de la mortalité croissante des abeilles. « Nous souhaitons créer un cercle vertueux et utilisons donc comme slogan « Be part of the cycle ». » Nous souhaitons enrichir la biodiversité avec l’installation de colonies d’abeilles bien déterminées. Nous proposons des solutions qui présentent un intérêt pour toutes les personnes impliquées. Il s’agit concrètement d’une collaboration d’au moins trois ans avec des organismes et des entreprises qui installent des colonies d’abeilles sur leurs sites. Cela sensibilise ces organisations et nous fournit des bio-indicateurs. Les ruches, qui comptent environ 50 000 abeilles chacune, sont pour nous un véritable trésor en matière d’échantillons de pollen, d’eau et de nectar. Nous analysons ces éléments à l’aide de douze méthodes de manière à trouver des moyens de permettre aux abeilles de mieux survivre et prospérer. Les résultats sont peut-être là : les ruches de Beeodiversity affichent un taux de mortalité d’à peine 5 %, soit la moitié du taux de mortalité naturelle.

Des municipalités telles que Knokke-Heist et Spa collaborent de manière intensive avec les agriculteurs. L’objectif est de déterminer qu’il est possible d’obtenir le même rendement économique dans la production de pommes de terre avec bien moins de pesticides. Les nouvelles plantations sont notamment effectuées de manière à favoriser la survie des abeilles. SUEZ a découvert la société Beeodiversity à Knokke-Heist et a ensuite développé un projet d’abeilles pour ses sites. Cela s’intègre parfaitement à l’entreprise socialement responsable qu’est SUEZ. Dix sites ont été sélectionnés pour l’installation des premières ruches. Des ruches ont depuis déjà été installées à Sombreffe et Beerse. Sur ces sites, SUEZ a tissé des liens avec les administrations publiques, les entreprises voisines et les riverains, qui sont devenus des partenaires dans le cadre du projet.
Cette politique ne contribue pas seulement à la biodiversité des plantes. « Notre pays compte encore 384 espèces d’abeilles », explique Kim Nguyen. « En installant différentes espèces d’abeilles, nous contribuons également à leur diversité. SUEZ assure la visibilité et veille à sensibiliser d’autres personnes et organisations. Il s’agit donc d’une collaboration où chacun est gagnant. D’autre part, les camions essaiment comme des abeilles sorties de la ruche pour collecter et recycler les matériaux. Les deux contribuent à un monde plus durable. »

Quelle est l’importance du problème ? Le taux de mortalité des abeilles est passé en quelques décennies de 10 à 30 % et ne cesse d’augmenter.
Les conséquences ? Sans pollinisation des abeilles, l’économie mondiale perd 153 milliards de dollars par an et nous perdons 40 % de nos fruits et légumes.

Comment résoudre le problème ?
Beeodiversity installe des colonies d’abeilles au sein d’organismes et d’entreprises. Ses experts analysent des échantillons pour proposer des solutions encore meilleures.
SUEZ dispose déjà de ruches sur deux sites, à savoir les sites de Sombreffe et Beerse. Ce sont les débuts d’un programme pour dix sites SUEZ dans un premier temps, puis la totalité des sites.

Dr Bach Kim Nguyen
Le docteur Bach Kim Nguyen, professeur à l’Université de Liège et cofondateur de la société Beeodiversity, a réalisé, pour son doctorat en agronomie et en sciences de la bio-ingénierie, une étude sur les causes de mortalité de l’abeille mellifère. Il est membre de différents comités nationaux et internationaux qui se consacrent à cette problématique et est un expert reconnu sur le plan international dans le domaine.

 

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