Des matelas qui reposent sur le recyclage et la qualité

Comme l’illustre une start-up belge, le recyclage n’est plus synonyme de moindre qualité. Au contraire : pour la fabrication de ses matelas de qualité supérieure, Again® fait appel au recyclage de matières premières de premier choix.


12.04.2018 - Recyclage & innovation

Le raisonnement est simple : le recyclage peut fournir une quantité de matières premières, mais pour obtenir un produit final de qualité, on ne peut retenir que les meilleures molécules du recyclage. Fini, le temps où celui-ci ne donnait que des produits bon marché et de moindre qualité ! Aujourd'hui, le recyclage débouche sur des matières de valeur : pensez, par exemple, au plastique récupéré dans l’océan transformé en flacons de shampoing.

Rien que des ingrédients de premier choix

Une start-up belge met le même principe en œuvre pour fabriquer des matelas de qualité supérieure sous la marque Again®. La qualité y constitue le maître mot. D’après une étude, 98 % des personnes interrogées sont prêtes à investir dans un matelas composé de matériaux recyclés, à qualité égale. La start-up utilise donc plus de 80% de matières recyclées.

En route pour le matelas circulaire

L’an dernier, SUEZ a transformé quelque 25 000 matelas usagés à Sombreffe. C’est une belle quantité, mais le succès n’est pas encore au rendez-vous. L’idéal serait que les fabricants soient contraints d’assumer leur part de responsabilité. « Le démantèlement de matelas à Sombreffe était une grande première, mais l’activité demande trop de travail pour être rentable. Si les fabricants étaient contraints de contribuer financièrement à la transformation de leurs vieux matelas, nous pourrions arriver à un modèle d’entreprise sain et durable », confie Christine Levêque, Innovation Director chez SUEZ. « Nous sommes impatients de voir enfin le monde politique prendre position en la matière. La responsabilité des fabricants et une obligation de reprise imposée dans les trois régions permettraient au secteur du matelas de travailler de façon durable et de faire partie intégrante de l’économie circulaire. » Sans responsabilisation des fabricants, fabriquer des matelas selon la dynamique circulaire reste un défi économique.

Avec plaisir !